Portraits |
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Arnaud Jarry Conseiller en placements financiers Crystal Management Middle East Arnaud Jarry a fait le choix de
s'expatrier.
Pourquoi avez-vous choisi de faire votre service en tant que CSNE ? Pour répondre à cette question, je dois dabord vous informer sur mon cursus universitaire. En effet, celui-ci a évidemment influencé mon choix et surtout permis de le réaliser. Je suis titulaire dun BTS de Commerce international, suivi dune Maîtrise de Sciences de Gestion (MSG = Bac + 4). Ces études, et surtout les stages effectués, mont sensibilisé aux métiers de linternational et permis de rencontrer les bonnes personnes pour obtenir un CSNE (Vous nignorez pas que malgré lintérêt de la formule, les postes CSNE sont très difficiles à obtenir). Lautre raison dun tel choix réside dans le fait quétant obligé à lépoque de faire mon service national, jai préféré faire quelque chose dutile pour ma vie professionnelle future que de végéter pendant 10 mois dans une caserne. Pourquoi Abu Dhabi ? A vrai dire, je nai pas choisi volontairement les pays du Golfe. Dune part, parce que je ne les connaissais pas avant de venir (ils sont dailleurs très mal connus en France), et dautre part, comme je vous le disais précédemment, les postes de CSNE ne courent pas les rues et on est bien content de prendre ce que lon nous propose. Ceci dit, ayant décidé de partir à létranger, jétais davantage attiré par une destination lointaine et inconnue que de rester dans les pourtours de lEurope que je connaissais déjà par le biais de mes différents stages. Quelle était la mission ? Jai effectué ma coopération au sein dun organisme basé à Marseille (doù je suis originaire) qui sappelle lIMED, Institut Méditerranéen pour lÉconomie et le Développement. Cette structure a pour vocation denvoyer des CSNE dans les pays du monde arabe, afin de représenter commercialement plusieurs PME françaises à temps et coûts partagés. Lidée vient du fait que la plupart des PME françaises qui veulent exporter nont ni les moyens, ni les structures, davoir des représentants français dans un ou plusieurs pays. Passer par un CSNE et partager les coûts dinstallation et de fonctionnement devient par contre très abordable. Quand jai été recruté, lIMED navait de délégations que dans les pays du pourtour méditerranéen, et désirait simplanter dans le Golfe suite à la demande dentreprises. Le choix sest porté sur les Émirats Arabes Unis compte tenu de leur situation géographique et économique. Nous avons contacté la société Total, bien implantée sur place, et avons signé un accord de coopération dans le cadre de leur programme dAide au Développement des PME-PMI. Cet accord prévoyait mon accueil et la mise à disposition dun bureau au sein de la filiale du groupe à Abu Dhabi. Voilà comment jai atterri aux Émirats Arabes Unis. Après avoir prospecté un grand nombre de PME-PMI en France, jai réussi à constituer un petit groupe de sociétés intéressées, et donc, à financer le budget de dépenses prévues. Pendant deux ans (16 mois de CSNE + 6 mois de CDD pour mener à terme les différentes affaires engagées), jai dabord mis en place le bureau de représentation, puis jai entrepris les actions commerciales pour le compte de mes différents mandants. Cela ma amené à travailler dans les secteurs aussi variés que la construction, la décoration intérieure, la santé, lalimentaire et, bien sûr, le pétrole. Quels ont été les résultats et lexpérience acquise ? Tous ceux qui y ont été confrontés vous diront que faire du " business " dans le Golfe demande un travail acharné et de longue haleine. Cest dautant plus vrai lorsquon est seul, jeune et peu expérimenté. Cependant, une fois passés les déboires et difficultés des premiers mois, on finit par frapper aux bonnes portes et surtout par trouver des personnes qui acceptent de vous aider. Cest alors que tout senchaîne, on trouve des agents, des acheteurs, et les premières commandes arrivent. Une fois quelles sont payées, on peut envisager les suivantes. Ainsi, sur la dizaine dentreprises que jai amenées aux Émirats durant ces deux années, une bonne moitié a finalement tiré un profit de lopération. A titre personnel, lexpérience acquise est évidemment incomparable. Tant pour lacquisition des pratiques commerciales locales que pour tous les contacts établis et la connaissance des habitudes du pays, je ne connais pas dautres moyens de les acquérir sinon au travers de la formidable opportunité qui ma été offerte. Malgré toutes les difficultés et les " galères " (et il y en a eu beaucoup), jai plus appris à titre personnel et professionnel pendant mon CSNE que lors de toutes mes années détude. Que faites-vous maintenant ? Le problème de laprès-CSNE est capital.
Spécialement avec le chômage qui frappe durement les jeunes Français actuellement. Il
est indéniable, compte tenu de lexpérience acquise décrite précédemment,
quun jeune diplômé ayant fait un CSNE accroît considérablement ses chances sur
le marché de lemploi. Donc, aujourdhui, je suis resté à Abu Dhabi pour la société Crystal Management Middle East, filiale émirienne du groupe français Crystal Finance. Ce Groupe, présent dans une quarantaine de pays à travers le monde, est le premier spécialiste français privé du conseil en placement financier auprès des expatriés. Comme tous mes collègues dans les autres pays, mon activité consiste à conseiller nos compatriotes dans leurs placements financiers personnels. A partir dAbu Dhabi, nous couvrons les pays du Golfe pour apporter des informations sur les investissements boursiers, limmobilier en France, la fiscalité. Que diriez-vous à des jeunes intéressés Tout ce que je peux dire suite à mon humble
expérience (jai encore plein de choses à découvrir), cest quavoir la
chance de faire un CSNE est un formidable tremplin pour rentrer dans la
vie active. La formule est également intéressante pour les entreprises qui peuvent ainsi assurer la formation de jeunes cadres à coûts réduits. Enfin, un programme tel que celui-ci ne devrait pas sarrêter avec la fin du service national classique. En effet, un CSNE peut donner le goût de lexpatriation et permettre de développer ainsi la présence française dans le monde. Conclusion, lexpatriation est une vraie chance pour un jeune ? Je dirais quil ne faut pas avoir peur de sexpatrier. Même si on ne trouve pas forcément quelque chose de mieux en sortant de nos frontières hexagonales, on a la certitude de découvrir une vie différente. Ca vaut toujours la peine dessayer. |
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