Photo : Office Néerlandais du Tourisme
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Marché
de l'emploi Belgique La Belgique est encore plus durement touchée par le chômage que la France. 13,5 % de la population active est actuellement sans emploi et les différences régionales sont très sensibles. A Courtrai, en Flandre occidentale, le taux de chômage avoisine les 5 % alors qu'à Mons, dans le Hainaut, il atteint la barre des 30% ... D'une manière générale, la Flandre est moins touchée que la Wallonie qui n'en finit plus de subir les effets de la crise métallurgique. D'autres secteurs font en revanche preuve de dynamisme. C'est le cas de la télécommunication et des sociétés de conseil spécialisées. Mais, là encore, les entreprises recrutent un personnel très qualifié. En Belgique, le rôle des frontaliers est important. Il s'agit souvent d'ouvriers qualifiés qui travaillent dans l'industrie mécanique ou dans le textile, à Courtrai et à Mouscron. Mais là aussi, les places sont chères. Dernier point, mais il est important, attendez-vous à trouver en Belgique des salaires plus bas qu'en France. En moyenne, la rémunération d'un cadre belge est d'un tiers inférieure à celle d'un cadre français. Un élément qu'il vaut mieux connaître avant de négocier sa rémunération. Luxembourg 3,7 % de la population active au chômage : un chiffre qui laisse rêveur ! Le Luxembourg possède, et de loin, le plus faible taux de chômage de l'Union européenne. Il présente aussi un marché de l'emploi très particulier dans lequel plus de la moitié de la masse salariale n'est pas de nationalité luxembourgeoise et où la place des travailleurs frontaliers est considérable. Ils sont 60 000, dont 31 000 Français, et représentent plus du quart des salariés du pays. Cette masse de frontaliers présents dans tous les secteurs d'activités forme un volant de main d'œuvre qui explique en grande partie la faiblesse du chômage au Luxembourg. En période difficile, les possibilités de travailler comme frontalier se restreignent. Autre particularité du Grand-Duché : le développement des services, et notamment du secteur bancaire et des assurances. Dans cette capitale de moins de 140 000 habitants, on ne compte pas moins de 220 banques et 180 compagnies d'assurances. Ce n'est pourtant pas forcément dans cette branche que les Français désirant travailler au Luxembourg ont le plus de possibilités aujourd'hui. En réalité, les Français sont présents dans tous les secteurs d'activités mais un emploi se décroche avant tout par opportunité. En ce moment, les perspectives semblent les plus nombreuses dans la restauration et dans le BTP, à la condition d'être technicien qualifié, et éventuellement dans le domaine hospitalier (infirmerie et radiologie). Attention, dans la restauration et le BTP, les contrats sont souvent de courte durée. La maîtrise des langues est essentielle. Le français suffit rarement, à moins de travailler pour une société uniquement francophone. Pour accroître ses chances, un candidat a tout intérêt à maîtriser l'allemand et l'anglais, a fortiori s'il prétend occuper un poste de commercial. Les salaires sont sensiblement plus élevés qu'en France. Dans le bâtiment, la différence n'est pas très importante mais dans les services, elle peut aller de 30 à plus de 100 %. Pays-Bas Un dossier complet est destiné aux Pays-Bas. |