Photo : colloques C.F.C.E. - SÉNAT |
Le Botswana, situé au cœur de l'Afrique australe, ne fait pas beaucoup parler de lui ; et lorsqu'on en parle ce n'est pour jamais le nommer. L'Okavango, les Bushmen du film "Les Dieux sont tombés sur la tête " ou le Désert du Kalahari font partie du patrimoine du Botswana mais ces images ne reflètent pas fidèlement le potentiel de ce pays. Pays des plus dénués d'Afrique australe dans les années 60, le Botswana, grâce à ses formidables ressources minières est aujourd'hui qualifié de "Suisse de l'Afrique". Qu'en est-il vraiment de ce pays désertique dont la devise est "qu'il pleuve" ?
Marché de l'emploi En Mars 1998, le chef d'état du Botswana, Ketumile Masire, quittera le pouvoir. Le vice Président Festus Mogae lui succédera jusqu'aux élections générales de 1999. Ce changement de président, opéré par souci de relancer les réformes dans le pays, n'affecte en rien les bons résultats économiques enregistrés par le Botswana avec une croissance moyenne de 7% par an depuis 20 ans. Sa bonne santé financière, ses flux commerciaux et sa politique de développement prudente sont les atouts majeurs du Botswana dans une Afrique australe dévastée. L'exploitation de champs diamantifères fut son principal moteur de croissance, le Botswana est en effet le 1er pays exportateur de diamants en terme de valeur. (20 millions de carats). Cependant cet "éclat" du Botswana cache certaines faiblesses. Le taux d'inflation est en hausse comme celui du chômage. Touchant 21 % de la population active botswanaise, ce dernier concerne essentiellement la main d'œuvre peu qualifiée et trop nombreuse pour un marché du travail étroit. L'épuisement, à terme, de ses ressources minières, l'absence de diversité industrielle et sa forte dépendance avec l'Afrique du Sud pour ses produits agricoles, poussent le gouvernement botswanais à diversifier son tissu économique pour asseoir sa croissance sur une base industrielle. Dans ce contexte économique en apparence difficile, un expatriés a toutes les chances de trouver un emploi à condition d'être hautement qualifié et de maîtriser l'anglais. Les opportunités d'emplois sont à rechercher particulièrement dans les secteurs suivants :
Enfin, le gouvernement veut, par le biais de programmes de financement de l'Union Européenne, développer l'éco-tourisme, mais aussi améliorer les infrastructures d'accueil préexistantes en orientant les touristes vers des zones un peu moins visitées. De manière plus générale, les secteurs où les Français peuvent espérer décrocher un emploi sont liés aux services : employés de bureaux, vendeurs à l'import-export, formateurs... Parmi les professions libérales, les médecins français ont de sérieux atouts pour s'installer au Botswana. Des universitaires enseignant dans le domaine professionnel et technique sont aussi recherchés pour renforcer le personnel de l'Université de Gaborone. Conscients de ses besoins urgents en investissements étrangers, le Botswana a facilité l'obtention du permis de travail pour les expatriés. Mais il faut tenir compte de deux paramètres à moyen terme avant de s'expatrier :
Sur le plan géographique, la région Est du pays est le véritable centre névralgique de l'économie. La région abrite plus de 80 % de la population ainsi que les principales infrastructures économiques. Le désert du Kalahari, recouvrant les 4/5ème du territoire à l'Ouest et au Centre, le Nord demeure la seule autre région développée. Mais elle est entièrement consacrée au tourisme et à l'exploitation minière. Gaborone, la capitale, reste de loin la ville la plus intéressante pour trouver un emploi. De nouveaux chantiers et de nouvelles entreprises ne cessent de s'y implanter pour le plus grand plaisir des candidats à l'expatriation ; tandis que le centre-ville draine la plupart des activités tertiaires. |