Brésil


Photo : Empresa Brasileira de Turismo

Mise à jour : le 10/01/02

Marché de l'emploi

 

En juillet 1994, la mise en place d'une nouvelle monnaie, le Real, accompagnée d'une politique de déréglementation, de libéralisation de l'économie et de vastes privatisations a marqué un véritable tournant pour l'économie brésilienne. Ce plan drastique a en effet permis de juguler le principal fléau auquel était confronté l'économie brésilienne depuis longtemps : l'inflation.

Cette maîtrise de l'inflation n'a cependant pas évité au Brésil d'être atteint de plein fouet par la crise financière internationale partie d'Asie en 1997. L'économie brésilienne est ainsi à nouveau entrée dans une zone de fortes turbulences en 1998. Après plusieurs années de forte croissance, le Brésil a dû se contenter d'une croissance de 0,2 % en 1998.

En janvier 1999, le gouvernement brésilien était même contraint d'abandonner sa politique du Real fort et de laisser filer sa monnaie, qui a perdu, en quatre mois, environ 40 % de sa valeur par rapport au dollar. Les prévisions de croissance pour 1999 sont très mauvaises, en dépit des aides importantes du FMI. Selon cet organisme, la croissance brésilienne devrait être négative de 3,8 % cette année. La situation, de l'avis de plusieurs économistes, est cependant en train de s'améliorer et la croissance pour 1999 pourrait être moins mauvaise que prévue.

Cette crise économique a bien évidemment eu des répercussions importantes sur le marché de l'emploi et sur la situation sociale au Brésil. Selon l'Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques, le chômage a ainsi augmenté de 30 % en 1998. En février 1999, le taux de chômage a atteint 7,51 %, le second plus mauvais chiffre depuis le début de ces enquêtes en 1983. Officieusement, le taux de chômage serait bien plus important, certaines estimations avoisinant 15%. Il faut néanmoins modérer ces chiffres en rappelant que de nombreux Brésiliens occupent deux emplois : un officiel et un au noir.
Ce travail au noir représenterait un tiers de l'économie globale du pays

Dans ce contexte difficile, les Français ont toutefois quelques opportunités d'emploi. Le pays souffre parfois de carences pour des postes demandant une qualification importante. L'obtention du visa de travail étant longue et chère, les entreprises préfèrent cependant, à niveau de compétence égal, recruter un Brésilien plutôt qu'un étranger. Par conséquent, les Français qui trouvent du travail au Brésil sont avant tout des personnes ayant une formation ou une expérience spécifique apportant un "plus" par rapport aux personnes se trouvant sur le marché local.

De plus, il est nécessaire d'avoir deux ans d'expérience dans son secteur d'activité afin d'obtenir un visa de travail. Cette règle exclut quasiment automatiquement les jeunes diplômés sans expérience.

Les secteurs les plus porteurs pour l'emploi sont l'automobile, les télécommunications, l'industrie chimique, l'énergie, l'agro-alimentaire et la grande distribution. Certaines entreprises recherchent également des personnes parlant le français notamment pour travailler dans les services financiers : contrôle de gestion... La demande de secrétaires bilingues est également très forte, mais il faut obligatoirement maîtriser le portugais à l'écrit comme à l'oral.

Enfin, au Brésil comme ailleurs, la réputation des professionnels français de l'hôtellerie-restauration est excellente et donc génératrice d'emplois. Les Brésiliens payant très facilement des cours du soir ou des cours de langues à leurs enfants, l'enseignement du français peut constituer une bonne porte d'entrée dans le pays. Des opportunités dans l'informatique dans le centre du pays, notoirement sous-équipé.

Sur le plan géographique, le Sud-Est du Brésil, avec Sao Paulo (la capitale économique) et Rio de Janeiro, est la région la plus dynamique du pays. Elle regroupe la majeure partie des industries et des services. La grande majorité des sociétés françaises présentes au Brésil est implantée dans cette région. Le marché de l'emploi dans la région de Sao Paulo a cependant tendance à être saturé.