La Côte d'Ivoire

Mise à jour le 11/01/02

LA COTE D'IVOIRE
UN ELEPHANT D'AFRIQUE SUR LA PISTE DU DEVELOPPEMENT.

 

République présidentielle, la Côte d'Ivoire est un pays confronté aux enjeux majeurs du développement.

Depuis 1995, grâce à un rééchelonnement de la dette extérieure et la mise en place de mesures d'ajustements structurels, la Côte d'Ivoire frise une croissance annuelle de 7 %. Elle est en passe de devenir une référence incontournable pour les autres pays de l'Afrique sub saharienne.

 

Marché de l'emploi


Répartition par région

Par sa diversité climatique, la Côte d'Ivoire est le 1er producteur et exportateur de café, cacao et huile de palme. 85 % des Ivoiriens travaillent dans le secteur agricole. Après la chute des prix et la dévaluation du Franc CFA en 1994, on assiste au retour de la Côte d'Ivoire sur la scène internationale avec le développement d'exportations primaires nouvelles comme l'ananas et le caoutchouc. Le gouvernement ivoirien, avec l'aide de la BM et du FMI, tente de promouvoir l'initiative privée.

L'économie de la Côte-d'Ivoire repose sur l'agriculture, qui occupait plus de la moitié de la population active en 1995. La dévaluation du franc CFA a permis au pays de renouer avec la croissance (après de nombreuses années de crise).
Le faible coût de la main d'œuvre ne laisse aucun espoir pour un Français peu qualifié de s'expatrier. Seuls des techniciens agronomes hautement qualifiés, capables de diversifier la production peuvent espérer décrocher un emploi.
Les spécialistes de la culture du palmier à huile, de l'hévéa ou du soja sont recherchés, mais aussi des techniciens en exploitation forestière (bien que la forêt ivoirienne, riche en bois précieux, disparaisse progressivement)

Le secteur minier n'a connu qu'un relatif essor, certains filons d'or ont été découverts dans la région frontalière avec le Libéria (région sensible). Le secteur industriel repose sur l'agro-alimentaire, toutefois elle tente de se diversifier progressivement.

 

Secteurs porteurs

L'agriculture reste le secteur porteur par excellence.
Le gouvernement ivoirien veut diversifier une activité qui combinera productions agricoles, élevage et exploitation forestière. Pour ce faire, il encourage la diversification : riz, caoutchouc, canne à sucre mais surtout l'industrie d'extraction. (Certains spécialistes envisagent que ses productions minière et pétrolière puissent, dans les années à venir, supplanter la part des revenus agricoles).
Elle a aussi développé une industrie légère de production de textiles, ainsi qu'une industrie chimique et sucrière dédiée à l'exportation (par le biais de joints-venture avec des sociétés américaines mais aussi françaises).

Dans certains secteurs émergents ou récemment privatisés, un expatrié peut tenter d'envoyer des candidatures spontanées à certaines sociétés ivoiriennes de l'agro-industrie (Utexi, IT2 ou Hévégo), de la banque (Société Ivoirienne de banque ou Compagnie Nationale d'Assurance), ou encore de l'énergie.

En ce qui concerne le secteur des télécommunications, la Côte d'Ivoire n'est pas encore entrée dans l'âge du téléphone cellulaire. On constate un regain d'intérêt de la part des principales firmes multinationales pour la région et notamment leurs filiales implantées à Abidjan dans le secteur des transports et les services financiers. La Bourse des valeurs ivoirienne n'a d'ailleurs cessé de s'accroître et d'être reconnue dans l'espace Ouest africain, notamment grâce à la multiplication des actions et parts des sociétés ivoiriennes récemment privatisées et grâce au développement du secteur bancaire, un des plus importants de la région.

 

Le tourisme en Côte d'Ivoire revêt plusieurs visages, et sont autant de chances d'emploi pour un expatrié français.

  • Le tourisme balnéaire.
    Avec plus de 500 km de plages au sable fin et une grande variété de paysages, ce créneau offre des opportunités pour des expatriés compétents en hôtellerie-restauration ou activités sportives (sports nautiques par exemple).

  • Le tourisme actif.
    Avec ses 8 parcs nationaux, de nombreux safaris sont organisés mais aussi de nombreuses manifestations sportives (marathon, golf).

  • Le tourisme culturel.
    Par le grand nombre d'ethnies mais grâce aussi à de nombreux monuments (des Mosquées aux anciennes maisons coloniales en passant par la Basilique Notre Dame de la Paix), la Côte d'Ivoire a un fort potentiel culturel capable d'attirer des touristes ou des pèlerins. Cela peut donc générer des emplois. En effet pour le promouvoir, la Côte d'Ivoire a besoin d'un personnel qualifié qui nécessite le savoir-faire de formateurs ou de conseillers ; tâche que peut très bien remplir un expatrié français.

Les ressources attendues du tourisme balnéaire étant les plus intéressantes, de nombreux complexes hôteliers sont prévus avec la création de plus de 5 000 chambres dans la région Ouest mais aussi la mise en valeur de certains sites (Taki ou Toholou) et la réhabilitation du parc hôtelier le plus ancien.

Pour ce secteur attractif par son apport de devises étrangères et consommateur de produits issus d'autres secteurs, le gouvernement ivoirien envisage la création de 2 000 à 3 000 emplois nouveaux.

 

En ce qui concerne les salaires, de nombreuses indemnités sont prévues par l'employeur en sus du salaire brut : indemnités repas, voiture de fonction, indemnités de retraite ou de logement. Les employés bénéficient de 2 jours et demi de congé par mois.

Comme en France, toute société ayant plus de 10 employés doit avoir une représentation syndicale. Toutefois ce régime n'est pas appliqué systématiquement, tout dépend du contrat auquel vous aurez souscrit.