Photo : Office du Tourisme de Hong Kong |
Marché de l'emploi Les Dragons crachent des flammes. Hong-Kong, Singapour et Taïwan alignent des taux de croissance afolants et des taux de chômage de moins de 2 % à faire pâlir la vieille Europe. Le passage sous administration chinoise de Hong-Kong cette année et l'opposition politique entre la République Populaire de Chine et Taïwan ne semblent pas altérer le dynamisme de la région. Bien au contraire. Hong-Kong délocalise à tour de bras ses industries en Chine du Sud et Taïwan accroît ses relations commerciales avec la Chine continentale. De nombreuses PME-PMI taïwanaises franchissent le Détroit de Taïwan pour s'implanter dans les provinces du Sichuan ou du Fu Jian. Dans les trois Dragons, les secteurs les plus dynamiques et susceptibles d'offrir des perspectives d'emploi sont sensiblement les mêmes : l'électronique et les télécommunications. A cela ajoutez, pour Hong-Kong, l'industrie du jouet, le textile et l'industrie de luxe, pour Singapour, l'énergie, les transports, les services financiers et le secteur alimentaire, en particulier les moyens de conservation, et, pour Taïwan, l'industrie alimentaire et les transports, avec des projets de grands travaux routiers et autoroutiers. A signaler aussi, à Hong-Kong et à Taïwan, une très grande pénurie de comptables qualifiés. Ce sont dans ces secteurs d'activités que les Français ont le plus de chances de décrocher un emploi. Encore faut-il remplir certaines conditions. Beaucoup de jeunes diplômés français en formations techniques et commerciales sont tentés par des débuts professionnels à Hong-Kong mais les entreprises exigent en général deux à trois ans d'expérience. Pour les postes de commerciaux, le chinois s'avère souvent aussi indispensable que l'anglais. A Singapour et à Taïwan, les petites et moyennes entreprises constituent une source d'emploi non négligeable, surtout dans l'alimentaire et les biens de consommation. A Taïwan, elles eFectuent à elles seules 60 % du commerce extérieur de l'économie du pays. Enfin, sachez que le "turn over" est très rapide dans les trois pays. Un salarié n'hésite pas, pour une augmentation de salaire, pour une meilleure protection sociale ou parce qu'on lui propose de meilleures perspectives de carrière, à quitter son emploi pratiquement du jour au lendemain. Un état d'esprit que les Français, insécurité de l'emploi oblige, ont du mal à assimiler.
|