Mise à jour : juin 1998 |
Connus au début du XIXème siècle comme la Côte des Pirates , les Emirats Arabes Unis laissent transparaître une image décalée, combinant modernité et respect des traditions. Dès sa création en 1972, ce jeune Etat a retenu l'attention internationale en raison de l'importance de ses réserves de pétrole (3ème au monde) et de sa situation géostratégique dans le Golfe arabe. Grâce à ses importants revenus pétroliers, la pauvreté a été éradiquée mais pas les coutumes et les traditions de ses habitants. Ancrée dans le monde arabe et résolument orientée vers l'extérieur, les EAU aspirent à l'ouverture et à la tolérance avec certaines spécificités dans chaque Emirat. Avec un taux de croissance de 11% en 1996 et un PIB
des plus élevés au monde, les EAU demeurent une destination de choix pour des expatriés
français mais quelques précautions sont à prendre...
Le marché de l'emploi Malgré d'importantes réformes structurelles, l'économie des Emirats reste très dépendante de ses ressources pétrolières. En effet, si les secteurs de l'agriculture, du BTP et des services ne sont pas à négliger, leur croissance n'en reste pas moins soutenue par la rente pétrolière. Les réserves de pétrole sont estimées à 98 milliards de barils soit 9.5 % des réserves mondiales. Tous les émirats ne disposent pourtant pas des mêmes ressources en hydrocarbures. Celles-ci sont réparties entre Abu Dhabi (75 %), Dubaï (15 %), Sharjah (5 %) et Ras Al Khaima (5 %). Seul Abu Dhabi peut donc être qualifiée de pétromonarchie comme le Koweït ou le Qatar. Abu Dhabi a son économie essentiellement tournée vers l'industrie pétrolière alors que Dubaï est surtout une plaque tournante commerciale entre l'Asie et l'Occident avec ses infrastructures aéroportuaires modernes et efficaces et grâce à une imposante zone franche, le Jebel Ali. Chaque Emirat, en fait, se spécialise en fonction de sa position géographique et de son potentiel économique : Abu Dhabi mise sur l'industrie et plus précisément la pétrochimie tandis que Dubaï investit dans des infrastructures liées au commerce tout comme Sharjah. Quant à Fujaïrah, il sert de tête de pont des pétroliers du Golfe. Les Emirats ont un objectif essentiel pour le 3ème millénaire : attirer la haute technologie en informatique et électronique et la transférer. Ainsi, un expatrié très compétent en téléphonie ou maintenance de réseau peut saisir certaines opportunités offertes par les EAU. Dans le secteur des services, l'hôtellerie et l'explosion du nombre de parcs récréatifs offrent des chances non négligeables pour nos jeunes expatriés. En agro-alimentaire, l'agronomie, l'irrigation et la biotechnologie sont subventionnés par le Gouvernement désireux d'acquérir un savoir-faire agricole. De jeunes diplômés d'école d'agronomie ou de 3ème cycle d'université en biotechnologie seraient les bienvenus pour renforcer les compétences des grands groupes français installés mais aussi répondre aux besoins des entreprises émiriennes locales. L'atout essentiel des expatriés français est la bonne réputation des produits pharmaceutiques et surtout de la cosmétique ou de la parfumerie. Habillement, maroquinerie, chaussures, joaillerie et articles de bureau sont les principaux éléments d'une industrie de luxe florissante et prometteuse d'emplois pour nos ambassadeurs du bon goût (ces produits sont souvent réexporté de Dubaï). D'autres secteurs, dont le développement est favorisé par le Gouvernement, sont à surveiller pour une véritable chasse à l'emploi :
Certaines exportations françaises comme les produits chimiques, les pièces détachées et les véhicules utilitaires et l'agro-alimentaire ont connu une forte progression. 40ème client de la France, les EAU importent de nombreux équipements professionnels (équipements militaires et aéronautiques), des produits intermédiaires (comme la verrerie ou la production de tubes d'acier) et enfin des biens de consommation (comme la chaussure, la joaillerie et les cosmétiques). C'est dans ces secteurs que les recherches des futurs expatriés indépendants devront se porter. |