Photo : Mise à jour le 14/01/02 |
Marché
de l'emploi
Une croissance économique sous contrôle Une croissance de 3,5 à 3,6% en 1999 selon les sources... Des prévisions du même ordre pour 2000... Des déficits publics en forte baisse (1,3% en 1999)... L'économie espagnole se porte bien. L'Espagne affiche en effet l'un des taux de croissance les plus importants de l'Union Européenne, soutenu par une demande intérieure importante. Petit bémol : une résurgence de l'inflation qui reste néanmoins sous contrôle (2,1% en 1999) et une dégradation du solde commercial. Ce taux d'inflation est l'un des plus importants de la zone euro et s'explique par la vigueur de la croissance. Ce taux avait atteint un niveau historiquement bas en 1998 (1,4%). Il entraîne par ailleurs une perte de compétitivité de l'économie espagnole ce qui ne facilite pas les exportations (60% d'entre elles se font vers l'UEM). Le programme de stabilité et de croissance présenté par l'Espagne pour la période 1999-2002 reflète une très forte volonté de convergence économique réelle avec l'ensemble de l'Union, notamment en matière d'inflation et d'indicateurs budgétaires. L'objectif est de maintenir un taux de croissance moyen de 3,3% et de maintenir l'inflation sous la barre des 2%. A terme, le but est d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2002. Un taux de chômage en forte baisse qui demeure important La croissance a par ailleurs nettement profité au marché de l'emploi. Avec un taux de chômage de 15,6 % en 1999, l'Espagne reste le plus mauvais élève de l'Union Européenne. Rappelons néanmoins que ce taux est le plus bas depuis 1982 et qu'en 1997, il atteignait 20,8%. En 1999, le nombre d'emplois générés par la croissance est évalué à 612 000. En 1998, le nombre de créations d'emplois atteignait 427 500. Pour l'an 2000, les prévisions sont également favorables, les estimations du taux de chômage variant entre 14 et 15 %. Selon le programme de stabilité, le taux de chômage espagnol devrait atteindre 12,8 % fin 2002. En dépit de ces nets progrès, il est toujours difficile de trouver un emploi en Espagne pour un Français. D'autant qu'à qualification égale, un Espagnol sera préféré. Les offres d'emploi concernent avant tout le secteur commercial. Les entreprises espagnoles recherchent des secrétaires commerciales, des secrétaires de direction, des assistantes commerciales et administratives, un personnel essentiellement féminin, bilingue voire trilingue (espagnol, français, anglais) et ayant une petite expérience professionnelle. Autre créneau : les postes à très haute responsabilité comme gérant de filiale, directeur commercial, financier ou administratif. Ils s'adressent aux cadres de 35-40 ans, riches si possible d'une expérience espagnole. Les banques, les assurances et l'industrie automobile sont actuellement les secteurs les plus porteurs, mais dans tous les cas, la personne recrutée sera la perle rare. Les informaticiens, architectes de réseau, analystes programmeurs sont, eux aussi, recherchés à condition de maîtriser des logiciels très pointus, connus en France mais encore inutilisés en Espagne. La demande existe également dans le secteur des technologies de pointe. Les enseignants en Français peuvent trouver des postes mais de nombreuses écoles souhaitent ne pas les déclarer. Il ne faut surtout pas tomber dans ce piège et toujours exiger un contrat de travail. L'Espagne manque de dentistes et de kinésithérapeutes mais regorge de médecins. Même chose dans l'hôtellerie : malgré des records battus en matière de visites touristiques, le secteur est saturé. |