Photo : Mise à jour le 04/12/01 |
Marché
de l'emploi Le taux de chômage en Italie reste très préoccupant. Il est marqué par de fortes variations régionales. A l'échelle nationale, il touche - selon les chiffres de mai 1999 - 12,1 % de la population active. Mais dans le nord il ne dépasse guère 7 à 8 % (à peine 6 % dans le Haut-Adige, en Emilie-Romagne et en Vénétie), alors que dans le Sud, au Mezzogiorno, il franchit le seuil des 20 %, 24.5 % en Campagnie. Le chômage des jeunes très important. Les salaires ont globalement progressé de 2,3% en 1998. En 1999, laugmentation moyenne des salaires contractuels ne devrait toutefois pas dépasser 1%. Six régions du Centre et du Nord (Lombardie, Piémont, Vénétie, Emilie-Romagne, Marches et Toscane) regroupent les principaux foyers de croissance industrielle de lItalie, tandis que quatre (Lombardie pour les services financiers, Toscane et Latium pour le tourisme, Ligurie du fait du port de Gênes) sont très actives dans les services marchands. Le tourisme en particulier saffirme très dynamique en ce moment. Le secteur agro-alimentaire a connu une embellie malgré la stagnation des dépenses dalimentation des ménages, de même que les secteurs du bois et des meubles, des arts graphiques et de la presse qui continuent de bénéficier dune conjoncture favorable. Le secteur de lhabillement et du cuir a aussi été porté par les exportations en 1997, mais semble toutefois rattrapé depuis le début de lannée 1998 par les effets de la crise asiatique. Comme le textile-habillement et le cuir, la sidérurgie et la construction navale subissent en fait la sortie de la crise asiatique et la concurrence féroce de certains pays liée aux dévaluations de leur monnaie. Lindustrie des matériaux de construction (et des céramiques en particulier) a connu une légère reprise de sa production en 1998 (+1,8%). Les secteurs de la machines-outil et de la mécanique de précision se portent également fort bien. La majorité des nouveaux emplois créés par l'économie italienne proviennent des PME-PMI exportatrices, en particulier dans les secteurs des assurances, des banques et de la grande distribution. Les jeunes sont les principaux concernés par ces offres d'emploi , à condition de maîtriser une langue étrangère et, si possible, de posséder une formation en marketing ou recherche de développement et de projet. Les jeunes Français ont donc leur chance. De manière plus générale, les secteurs où les Français peuvent espérer décrocher un emploi sont liés à l'import-export : vendeurs, contrôleurs de gestion, secrétaires de direction bilingues ou trilingues. Parmi les professions libérales, les médecins français ont de sérieux atouts pour s'installer en Italie. Ils bénéficient d'une bonne réputation et d'un sens de l'organisation qui fait souvent défaut aux Italiens. Seul point noir : la lourdeur de l'administration italienne rendra leur installation très difficile. Enfin deux secteurs d'activités sont à éviter : le BTP, principale victime de l'opération mani pulite, et la traduction. |