Photo : Mise à jour le 15/01/02 |
Protection
sociale Le régime de protection sociale italien est théoriquement parfait mais dans les faits, il s'avère catastrophique. Il fonctionne assez bien en Emilie-Romagne et en Toscane, mal à Rome et moyennement ailleurs. Le principe est simple : vous devez vous inscrire à l'Unité sanitaire locale (USL) de votre quartier. Documents à fournir (prévoir des photocopies) :
Vous devez alors désigner un médecin affecté à la zone d'habitation dont vous dépendez. Si besoin, il vous oriente vers un spécialiste. Les consultations sont gratuites, les médicaments et les analyses payants. Leur coût varie selon votre revenu. De plus en plus, les dépenses de santé sont à la charge du patient. La compétence des médecins du service public n'est pas en cause dans les difficultés que vous rencontrerez. C'est la bureaucratie qui est trop lourde. Pour obtenir une consultation, les listes d'attente sont interminables. Quant à la médecine privée, elle est très chère. A ces deux alternatives, les Italiens, qui en ont les moyens choisissent une troisième solution: pour les problèmes graves, ils se font soigner en France.
Il n'y a pas de salaire minimum en Italie et les allocations chômage sont réduites à une peau de chagrin. Si vous êtes licencié, après six mois d'attente, vous toucherez 25 % de votre dernier salaire pendant six mois, puis plus rien. Dans les grosses entreprises, la Cassa Integrazione joue un rôle d'amortisseur social. Elle permet aux entreprises de mettre les salariés au chômage sans rupture du contrat de travail. Les salariés touchent 80 % de leur salaire pendant une période qui peut aller jusqu'à quatre ans, le temps pour l'entreprise de se restructurer. En théorie, les salariés doivent être repris. En pratique, cela se conclut souvent par un licenciement pur et simple. |