Japon

Carte du Japon

Marché de l'emploi

 

Une économie malade
La crise financière qui a touché progressivement l'Asie du sud-est à partir de juillet 1997 n'a pas épargné le Japon. La croissance japonaise qui était déjà faible depuis plusieurs années est ainsi devenu négative à partir du second trimestre 1997. Lors du dernier trimestre 1998, la croissance a été négative pour le sixième trimestre consécutif. Sur l'ensemble de l'année 1998, le Japon aurait connu, selon le FMI, une croissance négative d'environ 2,8%. En dépit de certains signes positifs, l'inquiétude reste grande. Les gigantesques plans de relance mis en oeuvre fin 1998, notamment afin d'assainir un système bancaire criblé de créances douteuses, ne semblent pas produire tous les effets escomptés par le gouvernement japonais. Selon le FMI, la croissance japonaise devrait encore être négative de 1,4% en 1999.

Conséquence de cette situation économique, le marché de l'emploi est dans un état difficile. En février 1999, pour la première fois de son histoire, le Japon franchissait la barre des 3 millions de chômeurs avec 3,13 millions de sans-emplois (4,6% de la population active). En un an, 670.000 personnes sont venues grossir les rangs des demandeurs d'emploi. Selon toute probabilité, cette dégradation devrait encore se poursuivre au cours des prochains mois.
Le Japon n'est plus ce "pays sans chômage" jadis élevé au rang de modèle, même si le taux de chômage japonais fait encore de nombreux envieux. De plus, alors que le contrat social japonais a longtemps reposé sur la garantie de l'emploi à vie, certaines entreprises commencent depuis peu à engager des restructurations "à l'américaine", avec leurs cortèges de licenciements. Cette mutation provoque un véritable choc psychologique dans la population. Obtenir ou conserver son emploi est désormais une préoccupation majeure au Japon.

 

Un marché de l'emploi très fermé aux étrangers
Quant à la place des étrangers, elle se réduit à la portion congrue. Même lorsque l'économie japonaise était florissante, les travailleurs étrangers représentaient moins de 1 % de la population active.

Les secteurs porteurs pour les expatriés français sont essentiellement des postes de cadres dans le secteur bancaire et financier, le marketing et l'informatique (surtout les créatifs). Il existe également des opportunités dans le secteur de l'enseignement du français et de la recherche. Le secteur de la restauration offre toujours des opportunités pour les jeunes entrepreneurs français.

N'oubliez pas que l'arrivée d'expatriés au Japon se fait de façon très sélective. A l'occasion de la demande de visa, les autorités japonaises demandent d'ailleurs les diplômes et un CV du candidat à l'expatriation. La politique japonaise est en effet de n'accorder des visas qu'à des personnels qualifiés. En règle général, il est très difficile d'obtenir un visa de travail pour le Japon si l'on compte moins de dix ans d'expérience.

Une maîtrise parfaite de l'anglais est indispensable et la pratique du japonais est un "plus" non négligeable dans les grandes entreprises françaises. Dans les PME françaises ou dans une entreprise japonaise, cette pratique est indispensable.