Mise à jour : le 04/12/01 |
Marché
de l'emploi
Ruinée par 50 ans de guerres, longtemps refermée sur elle-même, l'économie vietnamienne demeure une économie agricole (plus de 60% de la population active), où les retards des secteurs secondaires et tertiaires sont très importants. Le gouvernement vietnamien mène néanmoins depuis plusieurs années une politique économique combinant réformes structurelles et mesures de stabilisation. Cette politique commence à porter ses fruits et a permis d'assainir l'économie vietnamienne. Selon le FMI, en 1998, le Vietnam a atteint un
taux de croissance de 3,5% en dépit de l'impact de la crise asiatique qui a
secoué le continent dès la seconde moitié de l'année 1997. Depuis le début des
années 90, le Vietnam connaissait une croissance moyenne d'environ 8% par an.
Le Vietnam bénéficie de trois atouts spécifiques par rapport aux autres économies socialistes en transition, qui devraient lui permettre d'éviter une trop forte dégradation du marché de l'emploi :
La situation reste néanmoins très délicate et le Vietnam demeure l'un des pays les plus pauvres du monde. Actuellement, on estime le taux de chômage à environ 20% et le taux de sous-emploi à 40%. La population active vietnamienne reste largement sous-qualifiée par rapport aux nouveaux types d'emplois proposés. Dans le même temps, les zones industrielles et les secteurs high-tech recherchent des ingénieurs et techniciens qualifiés ainsi que des cadres de gestion sans pouvoir les trouver sur le marché de l'emploi local.
La loi du 12 novembre 1996 sur l'investissement étranger au Vietnam dispose que les entreprises à capitaux étrangers peuvent embaucher en fonction des besoins de leur activité. Ce texte prévoit toutefois que la priorité doit être donnée au recrutement de citoyens vietnamiens. Des étrangers ne peuvent être recrutés que pour des tâches requérant une compétence technique ou de gestion qui n'existe pas encore au Vietnam et la loi fait obligation de former des employés vietnamiens pour assurer progressivement leur remplacement. La réglementation interdit aux employeurs étrangers de recruter directement leurs personnels. Le recrutement doit avoir lieu par l'intermédiaire du service local du travail dépendant du Comité Populaire, ou en ayant recours aux services d'une société spécialisée dans le recrutement. Ce n'est que dans le cas où la demande de recrutement exprimée ne peut être satisfaite que l'employeur étranger est autorisé à recruter directement ses personnels, mais avec l'obligation ensuite de déclarer les employés ainsi recrutés à ces prestataires obligés et de les rémunérer via leur intermédiaire.
En dépit de cette politique relativement protectionniste, il existe des opportunités pour travailler au Viêtnam, notamment dans les deux pôles les plus développés : Hanoi et Ho Chi Minh Ville. Les opportunités existent bien sûr dans les entreprises françaises mais aussi dans les sociétés américaines, européennes ou encore asiatiques. Les places sont très rares dans les entreprises vietnamiennes bien que celles-ci aient parfois besoin d'une expertise étrangère. Il faut cependant noter que ce type d'expérience dure généralement assez peu de temps. Le secteur de la haute technologie ainsi que l'agro-alimentaire sont des secteurs en pleine expansion qui requièrent de la main d'uvre qualifiée qui n'existe pas nécessairement sur place. Le développement des infrastructures du pays (réseau routier, développement des installations portuaires) offre également quelques opportunités aux ingénieurs et techniciens du BTP. Mais le secteur d'activité qui connait le boom le plus remarquable reste l'industrie touristique. Le Vietnam est à la recherche de nouveaux investisseurs dans ce domaine -développement de joint-ventures de réceptifs... Les professionnels du tourisme ont ainsi eux-aussi quelques opportunités. Dans tous les cas, le maître-mot est qualification. |